FESTIVAL NATIONAL DE LA MUSIQUE ANDALOUSE SANAÂ

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Festival algerie, musique andalouse sanaa


LE MOT DE LA COMMISSAIRE

La disparition du maitre Sid Ahmed SERRI, l’un des piliers de la musique andalouse de l’école d’Alger, celle que notre festival a justement pour mission de promouvoir, nous a plongés dans une peine immense. Le cheikh Sid Ahmed Serri était un ami du festival, nous l’avons côtoyé et il nous a fait l’honneur d’être présent à chacune de nos éditions.

Son oeuvre relative à la sauvegarde de l’ensemble des morceaux de musique de l’Ecole d’Alger, édité il y a près de 20 ans fait de lui « l’encyclopédiste » de la musique andalouse sanaa.

Rigoureux, intransigeant et âpre au travail, il a formé et aidé, durant 60 ans, plusieurs générations de musiciens.

C’est pourquoi, le festival ne pouvait ouvrir cette 9ème édition sans commencer par lui rendre un vibrant hommage. Il va falloir se montrer dignes de son amitié et présenter une édition encore plus dense et plus rigoureuse que les précédentes.

La nouveauté pour cette édition, réside dans l’augmentation du nombre d’associations musicales en compétition (12 formations musicales et non plus 8 comme précédemment) ce qui permet une meilleure évaluation de la qualité des prestations.

Ces 12 associations ont été retenues par un jury de spécialistes du genre, qui se sont déplacés à travers le territoire national et ont auditionné les formations qui avaient répondu positivement à notre appel à participation.

Ces formations musicales nous ont d’ailleurs étonnés par deux caractéristiques : la jeunesse de plus en plus marquée de leur composante, dont la moyenne d’âge tourne autour de 15 ans pour certaines d’entre-elles.

Le second sujet d’étonnement, mais aussi de fierté pour le comité (composé à majorité de femmes) réside dans la féminisation des associations musicales andalouses. Les musiciennes et chanteuses sont de plus en plus nombreuses dans les formations qui existent sur l’ensemble du territoire national. Voilà donc deux caractéristiques intéressantes dont la scène musicale andalouse devra tenir compte à l’avenir.

Ceci dénote de la santé de notre jeunesse, de son ouverture d’esprit pour la chose culturelle et de son amour pour la musique classique traditionnelle, héritage de notre patrimoine immatériel, que certains croyaient en péril. Nous pensons que ce patrimoine, qui a pu bénéficier du travail de grands maitres et qui attire de plus en plus de jeunes depuis quelques années a au contraire de beaux jours devant lui.

Parmi ces grands maitres qui ont oeuvré pour la sauvegarde, la transmission, la promotion de cet art ancestral qu’est la musique andalouse, il est un cheikh dont la virtuosité et le jeu unique ont traversé plusieurs décennies et permis à une multitude d’artistes de 1940 à nos jours d’être accompagnés durant leurs prestations, par un violoniste hors pair. Il s’agit de Cheikh Abdelghani Belkaid-Ahmed.

C’est donc à cette légende du violon alto, disparue il y a déjà 3 ans, que le festival a décidé de rendre hommage dans cette 9ème édition. Son violon-alto ou kamendja, faisait partie de lui, ce n’était pas simplement un instrument de musique, c’était le prolongement de ses deux bras et l’expression de son émotion intérieure à chaque morceau de musique interprété.

Et le maitre Belkaid-ahmed interprétait tous les genres : les noubas andalouses, les qacida chaabies, les poèmes chantés sahariens, les chants berbères et bien d’autres encore! C’est dire le nombre incalculable d’artistes et de chanteurs qu’il a accompagnés durant sa longue carrière.

Tous l’ont apprécié, tous ont recherché son talent et bénéficié de son jeu incomparable. Un jeu fait de ferveur, et d’abnégation par amour de la musique algérienne. Il a non seulement aidé les artistes confirmés, mais encore, il a formé, soutenu et conseillé de jeunes artistes en devenir.

Cet hommage que le festival lui rend n’est donc que l’expression de notre reconnaissance pour toute son oeuvre au service du patrimoine musical national. Qu’il en soit ici remercié à jamais par le festival, les amis du festival, les artistes soucieux de qualité et de perfection et tous les mélomanes qui affectionnent le violon et son harmonie particulière.

Mmme Karima Bouchtout
Madame Karima Bouchtout
Commissaire du Festival
 
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